autobiographie

 



Double erreur


Ce ne fut pas qu'un simple malentendu... Jean-Marc fit preuve d'une légèreté voisine de  la confusion mentale, c'est du moins ce qu'il se reproche encore aujourd'hui. Une véritable aberration, une double aberration...
   Parce qu'il avait passé avec succès (un succès bien modeste) les épreuves du Baccalauréat de la série "Sciences Expérimentales", il se crut obligé, en toute logique, d'aller en Faculté des Sciences (de Toulouse) et, plus précisément, de s'inscrire à la préparation  du certificat de première année désigné par le sigle S.P.C.N., c'est-à-dire Physique, Chimie et Sciences Naturelles (biologie végétale, animale et géologie). Ce qu'il fit sans se douter de l'énorme quantité de travail qui l'attendait... et en oubliant joyeusement les difficultés qu'il avait rencontrées dans ces disciplines pendant l'année scolaire précédente. Il se disait qu'avec un peu de chance, et en comptant beaucoup sur son excellente mémoire...  
   Mal renseigné, encore un peu influencé par les "leçons" de son ami Robert S., (qui était allé en fac à Montpellier) et toujours en proie aux démons de la provocation, Jean-Marc considéra que les étudiants communistes étaient les seuls étudiants organisés à s'opposer à l'envoi du contingent en Algérie, il les rejoignit...
   Deux décisions, deux erreurs. Il se rendit compte assez vite de la première, sa mauvaise orientation universitaire mais, en ce qui concerne la politique, il ne l'admit vraiment que bien plus tard, des années plus tard...

Par Lambert Palis - Publié dans : autobiographie
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