brèves de nouvelles

 

plus de trois ans déjà...

ma première brève de nouvelle
à l'amie qui m'a incité à me lancer dans ce genre...


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Ce matin, son réveil est très difficile.

Etait-ce vraiment le matin ?… Il n’a plus aucune notion de l’heure. Il ouvre péniblement les yeux. Il fait jour, une faible clarté filtre par la petite fenêtre, tout là-haut.
Une fenêtre qui lui paraît bien étrange, il ne sait trop pourquoi… La pièce dans laquelle il se trouve lui semble tout aussi bizarre, longue, étroite… comme ce lit très dur sur lequel il se retrouve allongé, là.
Un odeur indéfinissable envahit le petit local...
Il essaie de s’asseoir, mais aussitôt le vertige s’installe. Un mal de tête atroce, la nausée... dans la bouche un goût amer, la langue épaisse.
Il passe la main dans ses cheveux : ils lui semblent légèrement poisseux…
Ses doigts rencontrent un gonflement douloureux…

Que m’arrive-t-il donc ?
Sa tête est vide hormis cette souffrance insupportable. Il n’y a rien… des éclairs de couleur défilent devant ses yeux.
Et très vite une couleur domine, le rouge.
Ses mains lui font mal. Il les regarde. Les articulations de ses doigts sont gonflées, écorchées…
Soudain, le déclic… Ce rouge qu’il aperçoit dans son esprit malade, c’est du sang…beaucoup de sang. Il cherche, examine son corps… facile, sa tenue est déchirée, en lambeaux. Pas de blessure. Tout ce sang ne peut provenir de son égratignure à la tête...Alors ? Le sang d’un autre ? Mais de qui donc ?
Il veut réfléchir mais ne parvient pas à maîtriser ses souvenirs, tout défile beaucoup trop vite. Il respire profondément quand tout à coup, une douleur vive transperce sa poitrine. Il se calme puis se reprend… La tête entre ses mains, il voit enfin…
Il entend les sirènes.

 

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A présent les souvenirs reviennent… mais tous à la fois, c’est beaucoup trop.
Le manège s’arrête, les images sont claires.

Le bistrot près du port, la longue beuverie avec des inconnus, les défis imbéciles, les menaces, le rire des prostituées, les injures, la bagarre, les coups donnés… les coups reçus… le verre brisé, la bousculade, la fuite des uns, la chute d’un corps, l’horreur, la police… le coup de matraque final. Le noir…
Il regarde autour de lui.
La fenêtre là-haut, est munie de barreaux !
Il comprend !
Ses yeux sont exorbités, il étouffe un cri…

puis il se met à hurler de toutes ses forces.
J’ai tué.
J’ai tué un homme… et je suis en prison.

 

 

 

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Par jean-marie - Communauté : trop dure la vie.... - Publié dans : brèves de nouvelles
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