la vie de JM en quelques rimes

 
"Et de longs corbillards sans tambours ni musique
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir
Vaincu pleure, et l'angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir."

(Baudelaire - Spleen)


Après tout


Ce n'est plus la campagne,
Entre nuit qui finit et le jour qui survient
 Ce n'est pas la vallée, ce n'est pas la montagne,
L'aube d'un jour, comme les autres, vain.
 
Mais à tout prendre enfin
S'il n'y a pas la douleur dans les heures qui suivent
C'est un jour de gagné de l'une à l'autre rive.
Le compte est limité, prodiguons tous nos soins
A ce corps fatigué, à l'esprit défaillant,
La mémoire brisée... désir évanescent.

incertitude
inquiétude

Nous le savons déjà, bien des événements
Viendront quand nous serons dans la noirceur profonde,
Nombreux sont les enfants qu'on ne verra grandir,
Des êtres tant aimés, ni vivre ni mourir.



Chacun de nous subit sa propre fin du monde,
Ni terre ni soleil ne cessent de courir...
 


Par Lambert Palis - Publié dans : la vie de JM en quelques rimes
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