j'avais fait ce rêve souvent
qui me semblait ridicule
sans trêve me poursuivant
depuis l'aube au crépuscule
comme d'autres inachevé
mais je n'osais l'avouer
en me faisant la promesse
je n'avais rien dans ma jeunesse
mais mon père travaillait dur
je voulais avoir un mur
près de la mer enchanteresse
c'est difficile d'acquérir
même au prix d'une prouesse
quand on ne peut plus rien offrir
que la chimère qui vous presse
au-delà de la montagne,
comme tout un chacun
de beaux châteaux en Espagne
qui n'a rien d'extraordinaire
c'est un refuge assez commun
c'est ma maison dans la lumière
depuis déjà quelques lustres
sous le soleil d'artistes illustres
m'accueille au pays catalan
au très vieux port de pêche
des ruines de Saint-Martin
et des murs de pierre sèche
du site gréco-romain
avec la mer qui lèche
dans cet eden tout près
au bout des allées d'ombre fraîche
dunes, pins et grands cyprès
en été c'est bien du monde
dans le vieux village envahi
qui mène joyeuse ronde
mais respecte les gens d'ici
notre sardane en dansant
et la vie calme et monotone
l'havanera et ses beaux chants
Passatge dels coccis...
ma petite maison dans la lumière...
le vieux port a longtemps payé son tribut aux risques des expéditions lointaines...
El timoner i el nostre amo
els nois de Calella feien un cremat
mans a la guitarra solien cantar:
Visca Catalunya. Visca el "Català!
Arribaren temps de guerres
de perfídies i traïcions i
en el mar de les Antilles
retronaren els canons.
I els mariners de Calella
el meu avi enmig de tots
varen morir a coberta,
al peu del canó.
Quan el "Català" sortia a la mar
cridava el meu avi:
Apa, nois, que és tard!
però els valents de bordo
no varen tornar,
tingueren la culpa els americans
Quan el "Català" sortia a la mar
els nois de Calella feien un cremat
mans a la guitarra solien cantar:
Visca Catalunya. Visca el "Català!
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