On m'a dit qu'une complainte c'était toujours un peu ridicule... je veux bien mais j'aime.  Et quand  on aime il semble qu'on le soit  toujours aux yeux des autres.
à mes amies...

 

 

 

les temps de la cruauté

 (autre complainte)

 


le cruel juge perfide
avait tendu le guet-apens
de la vengeance très avide
et les archers du roi l'aidant
il a capturé l'intrépide
et triomphe maintenant

 

le vagabond aimait la Belle
il s'est ainsi laissé pièger
et c'est d'un coeur léger
qu'il affronte lui, le rebelle
la mort horrible qui l'attend

 

il souffrira beaucoup pourtant
la hart la roue les flammes
ils en ont inventé des tourments
pour briser les corps les âmes
des révoltés des amants

 

  s'il dit le nom de sa complice
il sait qu'elle va périr aussi
jamais n'implorera merci
mais ne peut imaginer le supplice
pour la femme qu'il aima tant

 

Il ne croit du tout les savants
les docteurs de la sainte église
leurs paroles leurs devises
sont tromperies et leurs serments
de justice pareillement

 

comment peut-on dire les paroles
de paix d'amour de charité
et détruire pour un symbole
tout espoir de liberté
et le murer dans une geôle

 

il monte fier à l'échafaud
sorti de la sombre muraille
de la prison du château
il va gagner l'ultime bataille
et d'un courage sans faille
jusqu'au bout narguer les bourreaux



les cruels juges et prophètes
n'ont pas triomphé longtemps
ils ont des mines bien défaites
le peuple se trompe rarement
il a placé dans son coeur les amants
il les chante aux jours de fête
depuis plus de cinq cents ans
 

Par Lambert Palis (jean-marie) - Publié dans : mes textes en vers
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