la vida es un sueño...

petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours...











chez les pauvres fourmis le portrait du bourreau
est collé fièrement sur les murs des palaces
les aides chaque jour massacrent sur la place
et le drapeau de sang flotte encore là haut


ils ont gardé le nom qu'elle avait sous l'empire
la porte de la paix garantie par le ciel
la bouche des voyeurs garde le goût du fiel
ils veulent visiter en oubliant le pire


on lui donne des jeux qu'on regrette soudain
on savait tout pourtant ils ont toujours le cirque
les lâches de chez nous ne prennent aucun risque
malgré les décennies ce sont mêmes gredins


contemplant des joueurs désireux d'une gloire
en vain ressuscitée pour de tristes besoins
le temple des marchands convoque les témoins
au rouge étal puant de fierté dérisoire


et dans ce monde abject des sinistres vendeurs
d'or de cuivre ou d'argent la fameuse médaille
n'est qu'un peu de monnaie pour la faible piétaille
qui se laisse tromper toujours avec ardeur

 
ils savent que le peuple a vraiment trop de coeur
il se contentera de la grande muraille


post scriptum
dominus vobiscum


le père Coubertin voyait en nous des frères
dans la compétition pour des valeurs si claires
si vous croyez toujours en la pure candeur
écoutez donc Zazie crier avec gouaille
mon machin aujourd'hui c'est que de la volaille...
en langage direct comme vous le voulez
Queneau rigolerait  "mon cul c'est du poulet ?"







par Lambert Palis (jean-marie) communauté : Vu de droite
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