quand la détresse étreint
un coeur aussi fragile
qu'un vieux coeur presque éteint
tout semble si facile


disparaître demain
et la peur imbécile 
semble s'enfuir très loin
dans la brume tranquille


et le coup non paré
sur le moment assomme
mais il ne reste en somme
plus rien à espérer


La souffrance a son heure
elle ne va pas tarder
cette mort qui apeure
et qui vient non fardée


Elle est belle quand même
Elle est belle pourtant
et c'est elle qui aime
qui charme les perdants


que pouvaient-ils donc faire
le destin fut contre eux
du début de l'affaire
au terme douloureux...


fuir cette lutte vaine
dans les profonds tunnels
la règle souveraine
face à des dieux cruels


ils quittent les querelles
les poètes aigris
de sombres bagatelles
sans la force des cris













Par Lambert Palis (jean-marie) - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture - Publié dans : mes textes en vers
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