mon amie...





N'espoir



tu sais chaque matin il y a devant  ma porte
un spectre si fragile qui manie le heurtoir
il m'a souvent déçu que le diable l'emporte
je le laisse ce jour croupir sur le trottoir



et le remords bientôt s'installe dans ma tête
je vais  peut-être ouvrir au miracle je crois
mais encore hésitant pendant que je m'apprête
je sens monter en moi le sombre désarroi



peu de temps semble-t-il une minute passe
et plus ferme bien sûr sans flamber pour autant
j'entrouvre lentement le sinistre battant
le spectre a disparu dans ce temps dans l'impasse



le matin était là puis c'est déjà le soir
la vie s'est écoulée avant que je décide
si ça valait le coup plutôt que le suicide
ce n'était rien l'amie ce n'était que l'espoir



ce n'est pas suffisant pour écrire un poème
tant d'autres avant moi ont traité le sujet
refuse si tu peux l'inflexible rejet
mais je ne traite rien je parle comme j'aime



et j'aime tu le sais tourner en dérision
les méchants les plus durs parmi les fameux thèmes
qui depuis la philo nous tiennent en carême
sans jamais tolérer quelque dérogation







Par Lambert Palis (jean-marie) - Communauté : N'importe quoi... - Publié dans : mes textes en vers
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