la vida es un sueño...

petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours...




Marc a toujours été intéressé par la politique… en simple spectateur dans sa jeunesse.

Et puis la vie étudiante lui donna envie de s’engager un peu…
Pour des raisons assez confuses et qu’aujourd’hui il considère comme contradictoires il en vint à adhérer à un certain parti.
Il y prit quelques responsabilités, devint conseiller municipal et milita beaucoup au cours de maintes campagnes électorales nationales…
Un des premières, peu après son engagement, fut une campagne pour l’élection présidentielle.
Son parti avait à l’époque le vent en poupe et son candidat avait des chances sérieuses, non de l’emporter, mais d’être présent au deuxième tour. Marc en était convaincu et il se lança à fond dans la bataille.
Le candidat était un personnage !
Sénateur d’un département du Sud, la soixantaine alerte, affable, populaire avec son franc-parler et son accent rocailleux fleurant bon la Gascogne…
Dans l’intimité il avouait être chagriné même complexé par sa petite, très petite taille... et son tour de taille de bon vivant.
Notre candidat, bien sûr, se révéla d’un dynamisme époustouflant.
Il vint naturellement participer à un très important rassemblement dans une des plus grandes villes méridionales et dans la plus vaste salle de cette ville.

La salle est comble et particulièrement fervente.
Le Secrétaire de la fédération départementale du parti,  Jean, est chargé de présenter le candidat. Contrairement à ce dernier, Jeannot, comme on l’appelle familièrement (et à contre-sens), est un homme très grand et physiquement très imposant.
Il monte donc sur l’estrade et se dirige vers le pupitre.
On le voit se baisser et déplacer un objet.
S’emparant du micro, de sa voix très puissante, il fait un magnifique éloge du candidat.
La salle manifeste bruyamment son enthousiasme.
L’orateur cède la place au véritable héros du jour.
Notre homme s’avance vers le micro, le regard fixé sur les pages de son discours.
Il arrive au pupitre et… disparaît quasiment,  presque entièrement dissimulé par le dit pupitre !
Un immense éclat de rire jaillit de la salle pendant que l’on entend un formidable, un tonitruant « Jeannot tu es un con ! »
Notre secrétaire fédéral avait tout simplement oublié de remettre en place l’escabeau destiné à compenser la différence de taille entre les deux hommes…



Par Lambert Palis (jean-marie) - Communauté : N'importe quoi...
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