Nicolas Poussin - l'inspiration du poète - 1630
"Le poète se fait Voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens."
(Arthur Rimbaud)
je voulais m'en aller par sentier incertains
et puis errer sans fin oublier les chemins
je n'avais que couleurs dans une forme abtraite
je n'avais que seize ans je me disais poète
Mon prince était Rimbaud sa lettre du Voyant
me déchiraient dans l'âme et j'avançais croyant
en délires grippaux ou rêves éthyliques
atteindre les sommets des beaux arts romantiques
et j'ajoutais des mots des sons à la ferveur
des folles liaisons qui embrasaient mon coeur
je ne le savais pas je côtoyais l'abîme
m'arrachant quelque cri que je pensais sublime
fumeurs d'opium, couverture du " Petit Journal" du 5 juillet 1903
Mer seule
Amers
De veules
Cieux plats.
Des meules
Des fers
De gueules
Impairs.
Jours et chansons
Loin de la mer
Tout est lunaire,
Le vent des folles…
Sur cette vitre close
Rejaillit le sapin…
De l’aiguillon malin,
Moite climat des choses…
La sorcière à genoux,
De son ventre et du pouce
A fait crouler ici
Le fanal à deux coups
Dont les flancs adoucis
S’ornaient de cheveux-mousses.
Mais sur la vitre rose
L’ombre du grand sapin
Se noie dans les matins
Des senteurs de nécrose…
Lumière inerte ?
Sur un lampadaire noir
par la fenêtre ouverte
Un frisson d’aise dans le soir
Triangles et carrés
Nus et plats comme des ventres
De bois blancs ou d’acier
Dans la peau tiède quand ils rentrent
Lumières
Lampadaires ?
Boules et pointes,
tâches sans couleur
Banalités féroces
Gluantes ; des serpents
Bêtes, choses dans une fosse
Vos racines font des enfants.
Quais et des soirs…
Pauvres et sombres.
Dans la pénombre,
Bateau qui sombre
De leur raison.
Nuits et trous noirs…
Ciel comme l’onde,
Sol comme ronde
Cafards immondes
D’une saison.
Ports et maisons…
Lumière triste
D’un jour résiste.
Maître sans liste,
Marin qui boit…
Théodore Géricault - le radeau de la méduse -1819 (détail)
Par jean-marie
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Publié dans : mes textes en vers
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J' ai oublié de te remercier hier pour tes visites et tes mesages déposés ici et là.
Tes 2 poèmes collent pile-poil aux photos à moins que ce ne soit l' inverse.
Période cruciale et difficile que celle de l' adolescence !!!
On se croit visionnaire ou artiste, alors que notre cervelle est tout simplement excitée par nos lectures et un afflux juvénile d' hormones.
Tes 2 poèmes sont excellents à mes yeux, et je serais bien incapable de dire lequel est mon préféré.
Bisous Jean-Marie et bonne journée
il y a un âge où on croit être un génie et, comme tu dis on écrit un peu n'importe quoi
mais ce n'est pas trop désagréable...
je suis si heureux quand tu viens visiter mon blog
et surtout me dire ce que tu penses de mes élucubrations...
même les plus anciennes
je t'admire, ma Clo, tu viens t'asseoir et écrire malgré la douleur et l'inconfort...
je t'embrasse très très amicalement
gros gros bisous
bien à toi
jean-marie
merci pour ces textes Jean-Marie -
bon passage en 2009 et tous mes voeux pour l'année qui
s'annonce !
merci pour ta visite et tes voeux
je te fais un gros bisou en te souhaitant à mon tour tout le bonheur possible
bien à toi
jean-marie