décidément, je rabâche... je retrouve quelques textes au fond de mon bric-à-brac, je corrige un peu et  je publie...

il faut bien s'amuser !

et puis on est encore en vacances...

j'avais appelé ça il y a un moment "libre-échange"

 



comme le poète décrivit la charogne
on ne les choisit pas mais il faut bien montrer
toutes les vilenies que l'on peut rencontrer
si même  de dégoût le coeur se met en rogne

 



l'ami qui vient de claboter
était loin d'avoir tout conté
il en avait une bien bonne
qu'il ne disait à personne
sauf à moi son bon larron
quand tous les deux on était ronds
son histoire en vaut la peine
écoutez donc







" on était une quinzaine
à courir la prétantaine
une nuit on est entrés
dans une maison où y avait des gens dorés


j'étais avec la frangine, la jolie fille,
du copain qu'était mal barré
le copain touchait plus ses billes
l'était plutôt prudent sur les bords
lui en veux pas vu qu'il est mort
depuis d'une maladie dégueulasse
faut être vraiment à la masse
pour faire ça dans la famille
y en a que ça émoustille
c'est rien de plus que des barjos


on s'est assis sur les pageots
je pouvais pas faire l'ermite
ça se fait pas, c'est pas nouveau
et puis vite l'on s'excite
car il y avait de bons morceaux
y en avait une qu'elle était belle
à côté de vrais boudins
mais un tocard s'occupait d'elle
restait la copine  du voisin


j'aimais pas trop la donzelle
mais lui le mec je l'aimais bien
lui ai exposé ma conscience
il m'a dit vas-y tu penses
si je suis là c'est pas pour elle
et le mec si généreux
a embarqué ma gonzesse
et moi j'ai caché ma détresse
elle avait l'air pas malheureux
j'ai reluqué dans son coin
elle ne faisait aucun foin
et moi j'étais pas à la noce
je fais le dur roule des endosses
mais à l'âme j'ai eu mal
c'était quand même ma môme
je suis pas le mauvais cheval
et tout d'un coup y avait plus d'homme


j'ai ramassé la señorita
de mon bon voisin laga
on a grimpé à l'étage
et je l'ai prise à tour de bras
mais enfin c'est rien qu'une une image
ils y sont pour rien les bras
faut surmonter la réticence
quand on entre dans la danse
après rien n'est important
ces partouzes c'est différent
un rail un verre une cibiche
avec des machins dedans
c'est pas fait que pour les riches
on ne sent plus le mal de dents
on se tait on sait qu'on triche
on n'est pas fier pour autant
y en avait de la jaquette
à côté dans la chambrette
c'était charmant
des nanas jouaient entre elles
et c'était pas à la marelle
tout ce monde prenait son pied
et dans les airs ils s'envoyaient


on était sans complexe et sans morale
c'est longtemps après les cavales
qu'on se rend compte des dégâts
aujourd'hui c'est bien le cas
et je regrette que dalle
mais si près de faire mes malles
j'aurais bien sûr préféré
de ne pas en avoir trop fait "


il en avait d'autres bien bonnes
il les disait à personne

l'ami qui vient de claboter

il n'a pas pu tout raconter

chez lui plus rien ne fonctionne

et vu qu'il n'en a pas eu le temps

les dira jamais plus à personne

 

le vrai bon temps ?

pas forcément





 

 

Illustrations de Degas et Steinlen pour "La maison Tellier" de Guy de Maupassant


Par jean-marie - Communauté : N'importe quoi...
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

humeur et poésie

Rêvons, si nous le pouvons...

Walt Whitman
 
Feuilles d'herbe

H.P. Lovecraft
The ancient track


Rainer-Maria Rilke
Solitude


Omar Kayyam
Rubayat

 

Eugène Ionesco

Le Roi se meurt




Derniers Commentaires

Recherche

Si vous avez aimé

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés