Commentez en quelques lignes, (à l’aide éventuelle de quelques schémas, essentiellement des lignes droites et des lignes courbes) cette phrase de
l’Académicien Eugène Ionesco extraite de sa pièce « La Cantatrice chauve » (1950) :
« Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux ! »
Voici le meilleur devoir retenu par le jury :
« Il y eut dans l’histoire récente la fureur du houla-hoop qui inspira peut-être le dramaturge par les mouvements langoureusement circulaires venus des îles
lointaines…
il est aussi possible qu'Ionesco ait eu en tête la profonde et puissante réflexion du philosophe grec : « Ô Femme, toi magnifique ensemble de courbes qui font redresser une ligne »
Pensait-il à Alfred Jarry qui dessina lui-même les délicates lignes courbes de son Père Ubu ?
Enfin, plus près de nous, la célèbre plateforme d’hébergement qui répond au diminutif d’OB a choisi un emblème plein de lignes d’une suave
rotondité…
Conclusion : comme chez nous tout finit par des chansons, reprenons en chœur cet hymne fameux tout entier à la gloire des lignes droites et des lignes courbes
:
...la bergère en colère et ron et ron petit patapon prit son petit bâton et ron et ron petit patapon et tua son chaton et ron et ron petit patapon…
certains esprits pervers on voulu voir dans ces mots quelques allusions finement érotiques… ils avaient déjà fait le coup avec Agnès, la douce héroïne de « l’école des femmes » de Molière qui annonce innocemment, après son premier rendez-vous galant avec
le bel Horace, à son vieux barbon de protecteur : « le petit chat est mort » Je ne crois guère à la réalité de telles insinuations malveillantes mais peut-être l’esprit de fin lettré de notre académicien, troublé par tous ces
mélanges de lignes, a-t-il lui aussi voulu contribuer aux mystères de la petite histoire… »
* il s'agissait bien entendu de la session du 1er avril de l'an de grâce
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