je ne suis pas collectionneur

je suis bien trop velléitaire...

je commence avec ardeur

puis j'abandonne sans pudeur

ma passion est éphémère



et pourtant les collections jalonnent ma vie,

les si nombreuses tentatives...


il y eut les timbres

les pièces de monnaie

les vieux diplômes aux couleurs et dimensions impressionnantes, si bellement calligraphiés par les secrétaires en manches de lustrine 

les bandes dessinées

les gadgets de Pif

les minéraux

un herbier qui m'intéressa assez longtemps
puis avec la fac vinrent  les outils préhistoriques

quelques vieux micro-ordinateurs... TO7, MO5, Amiga, Amstrad, Micral, Apple, Tandy,  Sinclair,  NEC, Commodore, VIC, ZX,  Oric, Atari... presque tous disparus au cours de multiples déménagements... 


pas de ratons-laveurs chers à Prévert dans cette liste...


je ne compte pas  parmi mes collections les centaines de livres de ma biblothèque,
elle n'aura  jamais de fin

mais les livres sont des objets si particuliers...


La seule collection aujourd'hui  digne de ce nom, qui s'accroît au gré de ma fantaisie est celle des couteaux de poche...
je ne veux  fâcher personne et je présente mes excuses aux personnes sensibles car j'ai constaté qu'il existe une phobie de ces objets

rassurez-vous, mes couteaux de poche n'ont rien à voir avec l'eustache des truands
( " L`arsouille trucidait le bourgeois parisien avec son eustache " - Eugène Sue,  les Mystères de Paris )

il faut le considérer comme un outil...

et parfois comme une oeuvre artistique.

mon intérêt pour cet objet vient certainement de mon atavisme paysan.

 

ma collection n'est ni scientifique ni bien sûr exhaustive...
elle comprend seulement une centaine de modèles



les grands ancêtres



l'éclat de silex



le biface, la belle "amande" acheuléenne



les utilitaires


le couteau suisse





le couteau des cueilleurs de champignons




le couteau-serpe des vendangeurs, des vanniers, des Gitans


le couteau d'électricien

 

 

 

décapsuleur





le couteau de Marseille, le couteau des pêcheurs



les régionaux de l'étape et les marques





mon laguiole... portant la croix devant laquelle le berger isolé pouvait prier



le design de Philippe Stark



l'abeille ou la mouche



 

le douk-douk bien français, si simple et si riche





mon vieux couteau corse



mon nontron


mon opinel



le vieux pradel


ils en ont fait un en l'honneur du roi des fromages




et le couteau de Thiers


la fantaisie


le couteau-briquet à gaz



le prochain...

l'acquisition viendra mais il est fabriqué en nombre limité et il est cher
le laguiole  fait avec le métal du concorde....
la légende continue.
je n'ai jamais, bien sûr voyagé en Concorde...
mais puisque nous en sommes aux confidences entre amis...
ce splendide appareil évoque pour moi un homme exceptionnel : André Turcat...
André Turcat, polytechnicien, ingénieur, docteur ès lettres, professeur d’histoire de l’art, préhistorien, que j'ai eu l'honneur de rencontrer au hasard de mes chères études...
Turcat est surtout connu du grand public pour avoir été le pilote d’essais du premier prototype de Concorde, lorsqu'il a décollé de Toulouse le 2 mars 1969 et lorsque l'appareil dépassa le mur du son le 1er octobre 1969.
André Turcat est aussi mainteneur de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse...




le couteau Concorde



le modèle


le pilote


La collection des couteaux de poche mène à tout...
Par jean-marie - Publié dans : autres anecdotes de ma vie
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