
"La sagesse nous envoie à l'enfance...
L'imagination est la maîtresse d'erreur et de fausseté, d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours... "
extrait des "Pensées" d'un certain Blaise qui n'est ici aujourd'hui que parce qu'il s'appelait Pascal
Bof...
Pitié chers frères chères sœurs
et daignez m'accorder indulgence plénière
pensez à moi dans vos prières
pardonnez ô vous tous mes si nobles censeurs
Mes amis vous croirez que je fais l'imbécile
non j'essaie simplement de trouver souvenir
( c'est ma foi plutôt difficile
mais je sais que bientôt ça va me revenir)
pourquoi dès ma plus tendre enfance
si j'aimais bien Noël Pâques je détestais
vraiment point je n'étais
en atroce souffrance
un garçon saturé de fables et dictons
de la Sagesse des Nations venus dit-on
mais compris de façon très approximative
une maxime encore en ma mémoire vive
proclamait à peu près : à Noël le balcon
à Pâques le tison...
d'ailleurs point de balcon
dans ma triste masure
et pas de cheminée
dans ma jeunesse infortunée
et ce sacré tison n'était de source sûre
qu'un vulgaire bâton
mais si, je vous l'assure
qu'un vulgaire bâton
ton ton tontaine et tonton
si depuis de Noël j'aime la belle fête
à l'encontre à mes yeux
(et je ne juge point son aspect religieux)
Pâques n'est guère plus que banale amusette
à Noël la veillée suivie à la mi-nuit
d'une fort grande messe
nous laissait rêvasser à la douce promesse
de trouver des jouets près du sapin qui luit
Pâques nous racontait une histoire de cloche
et d'œufs parfois en chocolat
pour moi tout ça n'était qu'une ruse bancroche
ces objets n'étaient jamais là
tralala
Père Noël contre cloche qui vole
et pond des œufs en chocolat
Père Noël a le beau rôle
les fameux œufs ne sont pas là
ce n'était donc que du blabla
en effet pendant la guerre
des œufs on n'en trouvait guère
même longtemps après
et pas de chocolat chose beaucoup trop chère
il fallait des tickets fabriqués tout exprès
Noël les enfants le savourent
bien des jours pendant l'Avent
Pâques toujours est précédé du temps
où tous ceux qui discourent
parlent de trahison et d'horribles tourments...
(péroraison)
pitié chers frères chères sœurs
et daignez m'accorder indulgence plénière
pensez à moi dans vos prières
pardonnez ô vous tous mes si nobles censeurs
ici ne voyez point un quelconque blasphème
un sourire de vous c'est cela seul que j'aime
et tous ensemble esbaudissons nos coeurs
ainsi toutes nos existences
(la mienne n'est qu'impertinences)
gardent un délire profond
ainsi font font font
dans d'incroyables danses
trois petits tours et puis s'en vont
Contrairement à ce que certains pourraient croire, s'il n'y a pas ici blasphème, il n'y a pas non plus règlement
de compte conjugal...
L’imagination est en effet pour Nicolas Malebranche (1638-1715) la « folle du logis, une folle qui se plaît
à faire la folle »
Comme vous pouvez le constater ici, la mienne me joue parfois de méchants tours...