
J’ai été récemment amené à parler de préhistoire.
Et j'ai découvert depuis un article plus ou moins sérieux que j’avais écrit il y a quelques mois.
Les Grandes Dames dont je vais vous parler n'ont pas grand-chose à voir avec la ci-devant Marquise de Pompadour...
C’était peut-être à l’occasion de la Journée de la Femme de la Femme ou de l'article d'un historien qui présentait une de ces statuettes que l’on appelle "Vénus préhistoriques", celle de
Madame de Brassempouy, qui doit se sentir bien seule dans son exil aurignacien.
Mon sang de préhistorien distingué (distingué pourquoi, par qui, on n'a jamais trop su...) n'a fait qu'un tour, j'ai recherché (et facilement trouvé) quelques grandes dames Européennes....
En voici quelques-unes, callipyges ou stéatopyges, sans corps ou sans tête, sans lèvres, en pierre ou en ivoire, toutes désirables, images de la féminité ou de la fécondité triomphante, de
140 mm pour la plus grande à 37 mm pour la plus petite…
Pour son musée-joujou des Arts premiers (pardon du quai Branly), feu le Président Chirac en avait fait réaliser des copies (garanties authentiques mais avec lui, on ne sait
jamais)…
Quoi ? il n'est pas mort ? Qui, le musée ? Non l'ex-président ! ah, bon... savais pas... merci du tuyau...
Voici quelques-unes ce ces belles d’il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, de gauche à droite, Mmes de Willendorf, Lespugue, Grimaldi, Sireuil et
Brassempouy
et nous les mâles ? ben on n'avait pas trop le beau rôle dans cette foutue préhistoire artistique... réduit le
plus souvent à la plus simple expression, notre destinée d'itiphalliques pour l'éternité (fatigant à la longue) :
Dans les chers souvenirs de mes chères études (ou le peu qu'il m'en reste), l'interprétation de l'art
préhistorique, aussi bien pariétal que mobilier, suscitait une véritable guéguerre entre savants des différentes écoles, c'était du moins vrai à l'époque où j'étais encore plongé dans les
livres... Aujourd'hui ? sais pas. Ai pas fait Ctrl+F5 pour réactualiser mes connaissances...
Il y avait les "descendants" de l'abbé Breuil, les "Anciens," et la thèse "magique" : le chasseur peint le gibier désiré pour supplier les divinités de lui en permettre la
capture...
Il y avait les tenants de la thèse "psychanalytique " avec Leroi-Gourhan, les "Modernes" : tout l'art
préhistorique n'est que symbole sexuel, par exemple le bison est un signe féminin ( ?! ), les points des signes masculins etc. etc.
Dans cette optique, je vous laisse imaginer l'utilisation supposée de quelques objets... en particulier ceux favorisant la fécondité (même de nos "Vénus"... plantées dans le sol ou...
ailleurs...)
Celle des menhirs vaut son pesant de moutarde...
Voici d’ailleurs pour terminer une miniature d'époque (une époque très incertaine) intitulée "la prière au menhir"