l’oiseau symbole fort de toute liberté…

qui n’a souhaité parfois le pouvoir de renaître 

dans la forme élégante et la joie de cet être

qui défie le soleil sa gloire et sa fierté

 

tout âge dans la vie possède son modèle

la gaieté du pinson est celle de l’enfant

et l’adulte pressé jalouse l’hirondelle

rapide comme flèche en l’azur triomphant

 

on dit n’importe quoi comme la pie bavarde

et l’on se rit d’autrui  comme merle moqueur

hors de notre portée du grand aigle l’on garde

une image  parfaite au fond de notre cœur

 

nous voulions imiter ce magnifique  oiseau

dans la grande clarté du milieu de notre âge

lorsque descend le soir on se sent davantage

proche du très modeste et fragile moineau

 


 

 


et  préférant nous perdre anonyme en la foule

loin de tous les remous du délire trompeur

quand ce qu’on a construit autour de nous s’écroule

nous restons repliés sur la dernière peur

 

jouant piteusement comme on dit de l’autruche

nous nous voilons la face essayant d’oublier

que notre volonté devra bientôt plier

qu’avant l’obscurité il se peut qu’on trébuche

 

 la vie n’est surtout pas un ballet aérien

et l’oiseau  nous  observe avec indifférence

dans tous nos vains efforts pour quelque pauvre bien

dans ce combat sans trêve et perdu par avance

 


 

 


Par jean-marie - Publié dans : mes textes en vers
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