
l’oiseau symbole fort de toute liberté…
qui n’a souhaité parfois le pouvoir de renaître
dans la forme élégante et la joie de cet être
qui défie le soleil sa gloire et sa fierté
tout âge dans la vie possède son modèle
la gaieté du pinson est celle de l’enfant
et l’adulte pressé jalouse l’hirondelle
rapide comme flèche en l’azur triomphant
on dit n’importe quoi comme la pie bavarde
et l’on se rit d’autrui comme merle moqueur
hors de notre portée du grand aigle l’on garde
une image parfaite au fond de notre cœur
nous voulions imiter ce magnifique oiseau
dans la grande clarté du milieu de notre âge
lorsque descend le soir on se sent davantage
proche du très modeste et fragile moineau
et préférant nous perdre anonyme en la foule
loin de tous les remous du délire trompeur
quand ce qu’on a construit autour de nous s’écroule
nous restons repliés sur la dernière peur
jouant piteusement comme on dit de l’autruche
nous nous voilons la face essayant d’oublier
que notre volonté devra bientôt plier
qu’avant l’obscurité il se peut qu’on trébuche
la vie n’est surtout pas un ballet aérien
et l’oiseau nous observe avec indifférence
dans tous nos vains efforts pour quelque pauvre bien
dans ce combat sans trêve et perdu par avance