nous étions des enfants nous n’étions pas méchants nous chantions la rengaine d'une âme très sereine
« Vive les vacances point de pénitences lescahiers au feu et les Maîtres au milieu » nous étions des enfants nous n’étions pas méchants pas la mauvaise graine nous n’avions pas de haine
on nous traitait parfois de vilains garnements ce n’était pas méchant même si nous sortions d’une féroce guerre il y avait peu de temps
dans ma jeunesse fière nous aimions cette vie qu’on mordait à l’envi et puis la
terre entière
J’ai connu les vraies Grandes Vacances, celles qui commençaient le 14 juillet et se terminaient le 1er octobre
! Au début une fête, qu'on dit nationale... à la fin une grande fête, les vendanges. entre temps, colonie de vacances, patronage, scoutisme…
les congés raccourcis nous sommes racornis aigris sous la routine la vie n’est plus bientôt que vilaine patine
et puis... voyages en famille, avec d’autres enfants… les nôtres !
Plages surpeuplées et routes encombrées...
Plus fatigués à la rentrée qu’au départ…
Albert Dubout
nous venons d'aborder les ultimes
vacances
la retraite espérée ce n'est qu'un vain décor en un clin d'oeilsi
loinde toutes les enfances
ni rentrée ni retour c'est notre dernier port
et nos dernières danses
tristes et vieux marmonnant des sentences
nous n’avons plus de dents mais nous sommes méchants