on les dit innocents
les jeux des chers enfants
avec peu d'accessoires
ou chantant des chansons
en contant des histoires
des rondes sans façons  

 
poupées soldats de plomb
vielles poupées de cire
tristes poupées de son
ou le simple ballon
un rien peut faire rire
même un petit pinçon


à marelle on badine
les métiers sont muets
on danse la comptine
des métiers désuets
plus besoin de jouets
pas même la dinette


on admire leur fête
c’est fête chez les grands


plus tard on les imite
on joue papa maman
au docteur chattemite
l’attachement s’invite
et c’est moins innocent
et notre esprit s’irrite


nos têtes sont ailleurs
suit un brin de violence
gendarmes et voleurs
les têtes et les cœurs
nous quittons ces bonheurs
quand vient l’adolescence


la vrai vie nous saisit et toujours nous surprend
reste la nostalgie de ces jeux de l’enfant
car  un autre bonheur  se trouve en la tendresse
il est dans la beauté de cet après-midi
où, couchés tous les deux dans l'herbe bien épaisse
nos corps avaient creusé un parfait petit nid.











Par jean-marie - Publié dans : mes textes en vers
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