
les beaux lavoirs
ou les simples fontaines
ont toujours le pouvoir
de recréer des scènes
de travaux et de peines
je voyais autrefois
des femmes sans le moindre toit
à genoux tout au bord des rivières
des lavandières
oeuvrant dans le vent et le froid
En des temps de souffrance
Pour le poète ému les lavoirs ont parlé
Ils lui ont dit ce qu’on ne peut hurler
Une humble résistance…
un geste pauvrement dévoilé
(jm)
"...Ah Paris mon Paris
Lui qui sait des chansons et qui fait des colères
Qui n'a plus qu'aux lavoirs des drapeaux délavés
Métropole pareille à l'étoile polaire
Paris qui n'est Paris qu'arrachant ses pavés"
(Louis Aragon - Plus belle que les larmes)