la vida es un sueño...

petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours...

Vous avez dit
      Justice ?

"Sed quis custodiet ipsos custodes ? "

Big Brother qui frappe à tout vent,
des juges
qui méjugent...
Attention à vos paroles,
vous passez à la casserole
d'un robin très bien-pensant
et penchant
pour la racaille
qui ne vaut ni sou ni maille,
condamnant
de préférence
les bonnes gens
de vieille France.

Désespérant...

 

discrimation positive
même en cas de récidive...

Affligeant...

 

Après tout, qu'est-ce qu'un juge?
Un homme tout puissant
mais qu'on gruge
comme un homme simplement,
comme un autre, pas plus savant.
S'il fait erreur, ce cher juge,
il n'aura pas de châtiment.

 

Le font complice
de la milice
de Big Brother
les délateurs,
ces conjurés omnipotents...


France si douce
aux tueurs
même d'enfants,
pauvres frimousses,
(par la faute à Badinter),
ta justice nous éclabousse
de sa laideur.


Même si la loi est scélérate,
si un jour de malédiction
pour tuer plus à la hâte
on fit Spéciales Sections,
de vrais juges, assez infâmes
ont jugé sans état d'âme.

 


"Juger toujours, c'est ma mission !"


Décorations...
pas pour l'honneur
pour les honneurs...


Salut ô liberticides
séides
de Big Brother.


" mais qui gardera les gardes ? "
 (Juvénal)

Révolutionnaires

« Après le Grand Soir, il y aura le petit matin.
Et nous…
nous nous intéressons à ce petit matin ».
Pierre Drieu La Rochelle

 

...Et même s'il est fou
faut-il aimer son père ?
pardonner son courroux
boire potion amère ?

 


Leur soir n'a rien comblé
dans la sainte colère
de leurs vœux et de leur faim
de leur honte-misère

 


Dans la noirceur délétère
la nuit l'esprit troublé
ivre la pensée roule
de la haine au chagrin

 

La vierge et la putain
sont livrées à la foule
dans le petit matin
très vite leur sang coule

 

Le viol n'a pas suffi
leur appétit féroce
satisfait à demi
ils ont saisi la gosse

 

Frapper puis écorcher,
démembrer la petite
éventrer par la suite
la pute  la brûler

 

Un jeune homme vint à passer
vêtu de soie comme le prince
comme un vulgaire bandit
à la lanterne on le promit

 

Son accusation fut mince
bon ou mauvais
pour l'achever
on le dit prince

 

 

C’était un homme de bien
et le bien provoque la rage
quand les hyènes quittent la cage
charité justice pour rien


Mais au cours de sa capture
il blessa force manants
il subit mille tortures
d'innombrables meutrissures

Cet enfant était vaillant

 


La fureur est sans limite
souillés dans le rut
les restes des victimes
ont déjà disparu

 

Chiens restent entre chiens

 

Et comme chiens
ils se massacrent
boivent du sang au goût très âcre
de fange et de purin
 
Dans l’orgie ils se délectent
d’autres mangent la chair
oubliant l’odeur infecte
qui remonte de l’enfer

 

Les chiens détruisent généreux
peu de chose reste sur terre
c’est leur terre
celle des gueux

 

car ils ont failli nos pères
révolutionnaires

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***********


19 - Le Grand Oeuvre républicain ou les fastes (presque) posthumes de la Gueuse...

(apocalyptiques hallucinations)

Les pharaons ont eu leurs pyramides,
les rois ont laissé leurs palais,
les évêques leurs cathédrales,
les seigneurs leurs châteaux.
Lénine a son mausolée,
ce grand con l'a pas fait exprès,
Franco la vallée de Los Caïdos...

Nos présidents de la 5ème
(pas dynastie, ils sont trop courts),
en père la colique
ont fait oeuvre magnifique...
Pompidou a son usine à gaz
à Beaubourg,
que l'on appelle depuis Laidbourg
et qui nous ruine en entretien.
Giscard a Vulcania 
(la montagne qui fait pschitt...)
Miitterrand a mis un opéra déglingué
dans une gare et, sans trop savoir lire,
sa grandissime bibliothèque dans un aquarium.
Chirac a son musée des arts premiers
qu'on appelle aussi musée du quai branleur
(excusez, je ne connais pas Paris)...

Quelques individus mal intentionnés
et sans le moindre respect
ont avancé certaines idées
pour agrémenter ces deux derniers édicules
(c'est vraiment ridicule,
pardonnez le lapsus)
ces deux splendides édifices.

Avant que le François-machiavel-du-pauvre
ait fini de se décomposer
on devrait aller quérir
un peu du cuir
du cher disparu
pour agrémenter la salle
des parchemins
(il faudrait en laisser un morceau naturellement
à la bibliothèque mazarine)

Comme jadis au musée de je ne sais trop quoi,
un malheureux indigène,
on pourrait présenter Chirac empaillé
mais il ne s'est pas encore laissé faire...
alors on pourrait dans ce cas
utiliser les sombres fadas
de la Tribu Ka
(traduit du simili-swahili bègue le troupeau caca)
Le génial concepteur élyséen
avait eu une idée géniale (!)
placer à l'entrée du musée
une boîte de Banania,
vous savez y'a bon en chéchia,
mais SOS, y a racisme...
et Chirac s'est repenti
dans les bras de Bouteflika
qu'est-ce qu'il vient foutre là
celui-là ?
je vous le demande...

Je suis à court d'idées, il se fait tard...
à vous, amis des beaux-arts,
(trop souvent laids arts,
excusez encore, suis fatigué,
réveillez-vous, sacrés lézards ! )
de présenter sans prétention
d'autres suggestions.

oh, putain, j'ai oublié De Gaulle !
je rigole...
Comme plus beau des monuments
il nous a donné la cinquième
qu'on aime
tant.

Et tant et tant...

Dans la pauvre France envahie
on n'entend plus que des tam-tams,
et des aboyeurs pour l'islam.
Les pascales cloches trahies
ne savent plus où foutre le camp...

 

par Jean M. Malouriès (Lambert Palis)
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