La traversée de la passion
Jean M. Malouriès
petit roman en vers, parfois... envers et contre tout, toujours...
texte déjà publié, ici à peine corrigé...
ne cherchez là-dedans ni véritable leçon ni la moindre référence historique... surtout pas !
Nuit des temps…
Au bord du fleuve noir passent les vagabonds,
Ne cherchez pas ce nom dans les livres d'images…
Il n'y a pas d'écrin, il n'y a pas de paysage
qui puisse contenir la rivière sans fond.
Ils sont venus de loin, par une nuit sans lune,
ils ont marché longtemps par d'atroces chemins
mais ils dansent encore aux abords de la dune.
Le sombre diamant est à portée de main.
La joie d'être arrivé redonne vie aux hommes.
La femmes et les enfants, usés par le malheur,
ne sont pas mieux traités que les bêtes de somme
mais ils doivent danser et chanter tous en chœur.
Ils savent que demain grâce à l'eau bénéfique
ils auront la fortune, ils auront la santé.
Le sorcier l'a promis, dans le courant magique
ils baigneront leur corps d’un l’éternel été.
Les dieux qui ont accepté les cruels sacrifices
leur doivent, ils en sont sûrs, calme et sérénité.
Mais la fête est maudite, elle n'est qu'un artifice
à la gloire des forts qui vont bientôt lutter.
Et le sang va couler. Quand ils seront tous ivres
les poings vont marteler, les couteaux sortiront.
Meurtris ou déchirés, ils veulent tous survivre,
éprouver les bienfaits de l'eau de guérison.
Rêvons, si nous le pouvons...
Walt Whitman
Feuilles d'herbe
H.P. Lovecraft
The ancient
track
Rainer-Maria Rilke
Solitude
Omar Kayyam
Rubayat