
dans le doux jardin de mon rêve
où je ne travaille jamais
tant de vie palpite sans trêve
bien à l'abri des coups mauvais
quand son petit monde s'écroule
le cloporte ce crustacé
en un clin d'oeil se met en boule
il se croit soudain menacé
les gros lombrics sont invisibles
tout comme les taupes-grillons
les abeilles prennent pour cibles
les coeurs des fleurs de la passion
le lézard semble-t-il paresse
sur la pierre chaude du mur
prenant plaisir à la caresse
du soleil brillant dans l'azur
mais dans l'enclos l'étrange affaire
survient au soir le hérisson
qui se joue de toute barrière
s'enfuit au matin sans façon
pourquoi troubler ce coin paisible
profitons des derniers beaux jours
aux autres le travail pénible
laissons la vie suivre son cours