
Quelques centaines de mètres à peine séparaient les deux fermes. C’était l’hiver, il faisait nuit, le froid
était vif. Entre les haies, dans ce chemin profond, le vent du nord s’engouffrait et jouait méchamment avec les capes, les fichus que les gosses pouvaient à peine retenir.
Les gosses… cinq petits, garçons et filles, serrés les uns contre les autres, chacun essayant de ne pas trop s’éloigner des lampes portées par les parents.
La lumière ne leur était pas très utile pourtant car, le plus souvent, ils marchaient les yeux fermés, au risque de trébucher sur le sol inégal… Ils avaient froid, bien sûr, mais il y avait
autre chose…
La soirée s’était déroulée comme tant d’autres… Parties de cartes, vin chaud, puis tout le monde s’était rassemblé devant la vaste cheminée et on avait lancé les histoires. Très vite on en
était venu à des récits de revenants, de cimetières aux flammes tremblotantes, de bruits étranges dans la nuit, d'incidents inexpliqués...
La troupe arrivait enfin à la maison, havre paisible et chaleureux.
La très vieille grand-mère restée à la maison somnolait au coin du feu qu'elle avait soigneusement entretenu. Les lampes à pétrole ou à carbure allumées, dans les grandes pièces enfin éclairées,
le sentiment de peur s'éloignait.
Le souvenir pénible des contes effrayants s’effaçait lentement. Ces récits prenaient petit à petit une allure de fable, ni plus ni moins fantastique, ni plus ni moins crédible que celles que l'on
apprenait à l'école ou que les merveilles que le catéchisme révélait...
Dans le bien-être retrouvé, on était rassuré et le sommeil, tout doucement, allait s’emparer de ce petit monde… Peu à peu le sentiment de sécurité rendait les émotions passées délicieuses. La
peur elle-même devenait agréable, désirable même...
Il y avait une certitude, celle de retrouver, après la tourmente, la paix tranquille du foyer, la solidarité de la famille
L'innocence appréciait ce modeste bonheur dans la confiance retrouvée
On attendait avec impatience les prochaines veillées…
L' hiver on mangeait les châtaignes bouillies, on écalait les noix, et on écoutait, l' air de rien, mais on écoutait !!!
Merci pour ces souvenirs à jamais obsolètes /°
Bises et bonne Saint-Valentin à vous deux
c'est bon ces souvenirs, n'est-ce pas, ma Clo ?
on a un peu l'impression de parler d'un autre monde en les évoquant...
la vie n'était pas alors, et loin s'en faut, "qu'un long fleuve tranquille"
mais on savait apprécier les "bons moments"
mais nous n'étions pas que des agneaux se laissant mener à l'abattoir...
chacun de nous, à sa façon, l'a prouvé par la suite, un jour ou l'autre.
gros bisous bisous
bien à toi
jean-marie
amitié .
qui avaient aussi leur charme
amicalement à toi
jean-marie
quand je te dis que j'ai connu le moyen âge, dans ma cooreze profonde!
coucou, chère Louise...
quelques airs "moyen-âgeux", c'est vrai
l'Aveyron comme la Corrèze ne faisaient pas partie de l'avant-garde...
mais c'était convivial
bises amicales
jean-marie
Brigitte
de chaleureux
dommage que ces traditions se perdent
gros bisous bisous
bien à toi
jean-marie
je viens de relire Gaspard des montagnes, c'est tout à fait la même ambiance!
je n'ai pas connu cette époque des veillées et je le regrette mais je ne sais pourquoi, j'en garde la nostalgie et cette soirée à chanter dans la neige des Nadalets anciens accompagés par le carillon du petit village où dorment une partie de mes ancêtres reste un des souvenirs les plus forts de l'année 2009!
bises jean-Marie
Gaspard des montagnes, j'aime tant !
ces veillées ont toujours un écho profond dans mes souvenirs
tu me rappelles que parfois, rarement, on chantait
des chants en occitan le plus souvent...
il n'y avait pas le son des cloches en accompagnement, les fermes de mes oncles étaient très isolées
gros bisous bisous
à bientôt
jean-marie
amicalement
manu
bonsoir
et merci de ton passage
amitiés
jean-marie
tu as eu combien de frères & soeurs ?
bisous
j'avais deux frères et une soeur
mais là, à la campagne, il y avait mes cousines et cousins,
ça faisait pas mal de monde...
gros bisous
bien à toi
jean-marie
merci de tes mots si gentils
avec ton évocation, les souvenirs affluent.
c'était angoissant mais c'était délicieux ...
bisous bisous
bien à toi
jean-marie