cartab2

Vider mon sac ? aujourd'hui pour moi, chose difficile...
je n'ai plus de sac !
je n'ai plus de boulot !
plus rien à faire...

Mais ne pleurez pas sur mon sort, je suis à la retroite...


cartab1


 Des sacs dans ma vie, j'en ai tellement rempli, transporté et vidé...
tous les jours pendant près d'un demi-siècle !
Ce fut d'abord le sac d'écolier, le modeste cartable...
Puis la serviette ou le porte-documents de l'étudiant,


cartab6



Et pour finir l'attaché-case de l'enseignant ou celui, en fin de carrière, de membre  "éminent" du "Personnel de Direction de l'Education Nationale"...
faut ce qu'il faut...



cartab7


Je ne vais pas vous imposer le récit d'innombrables déballages...
Mais je veux vous faire assister à la petite cérémonie que je présidais dans ma salle de classe chaque matin de ma longue carrière professorale...
Son rituel presque immuable...
Cérémonie très paisible sous le regard des élèves, d'abord amusés et narquois  
puis blasés...
Dépôt du sac sur le coin du bureau.
coup d'oeil sur la classe...  bref contrôle des noms si je vois des places vides,
Vérification rapide de l'emploi du temps,
Examen du cahier de textes...
enfin ouverture du sac, sortie des livres et documents nécessaires pour le premier cours...
Viennent ensuite les craies, au temps des tableaux noirs, ou les feutres de couleur quand  les tableaux blanchirent, les stylos dont le rouge, l'éternel instrument des cruelles corrections...
Vérification de la présence du petit casse-croute pour la récréation de 10 heures...
En général tout se passe-bien...
mais parfois, un problème surgit : un intrus, livre ou dossier dont la couverture d'une certaine couleur m'incite à penser qu'il ne devrait pas être là aujourd'hui...
Par contre, tel autre, indispensable, est absent...
Il faut dire que dans l'enseignement technique et professionnel, un prof est théoriquement "polyvalent"... Il enseigne plusieurs disciplines.
Pour un littéraire, la langue française, la littérature, l'histoire, la géographie... et même parfois la législation du travail.
Autant d'occasions bien sûr, pour l'incorrigible distrait que je fus (et que suis toujours), de ne pas trouver dans le sac à malices le livre ou la documentation correspondant au programme de la journée...
Puis voici les "usuels", mes inséparables compagnons de route, le Larousse de poche et le "Bled", cet historique monument de la grammaire la plus traditionnelle.
Et la calculette... au cas où il y aurait  à faire des moyennes.



cartab8



Dans le cas d'un oubli important, c'est la perspective d'une leçon improvisée...
Avec une longue expérience...et l'aide du dévoué personnel et des ouvrages du Centre de Documentation du lycée, ce n'est pas trop grave... sauf si un Cher Inspecteur a décidé de vous faire une visite-surprise...
Nom de...  ! où est passé le paquet de copies corrigées que je devais rendre ce matin aux élèves ?
Resté à la maison ! à 30 km de là..
Un attaché-case,c'est beau, c'est pratique,
Le mien est naturellement ce qu'il se fait de mieux...
et ça se ferme à clé !
Je le verrouille rarement mais je le fais parfois au départ de la maison et bien sûr c'est ce jour là justement que je laisse les clés sur la table de la salle-à-manger ou de la cuisine, ou dans un coin du garage...
drôle de journée !
les collègues en rigolent encore !




cartab4

Petites mésaventures de l'époque bénie où il y avait des enseignants et des élèves heureux...


cartab5

Par jean-marie - Communauté : LE CASSE TETE DE LA SEMAINE - Publié dans : autres anecdotes de ma vie
Voir les 14 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés