
A Maedes qui m'a donné l'idée...
les poètes assassinés
Atahualpa résida en France. Il est mort à Nîmes le 23 mai 1992à l'âge de 84
ans.
Selon son désir, son corps fut rapatrié dans son pays natal et repose à Cerro Colorado,
Cordoba, Argentine.
El Poeta
Tu crois que tu es différent,
parce qu’on te dit poète,
et que tu vis dans un monde à part,
au-delà des étoiles.
Tu crois que tu es différent
parce qu’on te dit poète,
et que tu vis dans un monde à part,
au-delà des étoiles
A tant regarder la lune,
tu ne sais rien voir
tu es comme un pauvre aveugle,
qui ne sait pas où il va.
Va regarder les mineurs,
les hommes dans les champs de blé,
et chante ceux qui luttent,
pour un morceau de pain.
Poète de quelques rimes:
va vivre dans la forêt
et tu apprendras beaucoup de choses
du bûcheron et de ses misères.
Poète de quelques rimes :
va vivre dans la forêt
et tu apprendras beaucoup de choses
du bûcheron et de ses misères.
Vis avec le peuple;
ne le regarde pas de l'extérieur,
l’homme vient d’abord
ensuite le poète
A tant regarder la lune,
tu ne sais rien voir
tu es comme un pauvre aveugle,
qui ne sait pas où il va.
Va regarder les mineurs,
les hommes dans les champs de blé,
et chante ceux qui luttent,
pour un morceau de pain
Duerme negrito
Dors, dors, enfant noir,
Pendant que ta mère est aux champs
Enfant noir.
Dors, dors, enfant noir,
Pendant que ta mère est aux champs
Enfant noir.
Elle va apporter des cailles pour toi,
Elle va apporter des fruits savoureux pour toi,
Elle va apporter de la viande de porc pour toi,
Elle va apporter beaucoup de choses pour toi.
Et si le noir ne s'endort pas
Viendra le diable blanc
Et patatras !
Il te mangera ta petite patte.
Chacapumba
Dors, dors, enfant noir,
Pendant que ta mère est aux champs
Enfant noir.
Travaillant, travaillant durement,
Travaillant oh oui,
Travaillant habillée de deuil,
Travaillant oh oui,
Travaillant en toussant,
Travaillant oh oui,
Travaillant sans être payée
Travaillant oh oui,
Pour l'enfant noir tout petit,
Travaillant oh oui,
Habillée de deuil oh oui,
En toussant oh oui,
Sans être payée oh oui,
Durement oh oui,
Dors, dors, enfant noir,
Pendant que ta mère est aux champs
Enfant noir.
Dale tu mano a l'indio
Donne ta main à l'indien
Donne ça te fera du bien
tu trouveras le chemin
comme je l'ai trouvé hier
Donne ta main à l'indien
donne ça te fera du bien
tu trouveras ton chemin
comme je l'ai trouvé hier
Donne ta main à l'indien
donne ça te fera du bien
de la lutte et du devoir
la sueur sainte te mouillera
La peau de l'indien t'apprendra
tout le chemin à parcourir
les mains du cuivre te montreront
tout le sang que tu verseras
C'est le temps du cuivre
du cri du métis et du fusil
si les portes ne sont pas ouvertes
le peuple les ouvrira
L'Amérique attend
et le siècle devient bleu
pampas, rivières et montagnes
libèrent leur propre lumière
Le chanson n'a pas d'auteur
les patrons ne commandent plus
la guitare américaine
en se battant a appris à chanter
Donne ta main à l'indien
Donne ça te fera du bien...
Merci pour ces découvertes ; je comprends que cette musique et
les messages te touchent tant ...
on découvre plein de choses diverses avec toi Cher Ami , bravo !
je suis très heureux que ça te plaise
ce sont des musiques et des chants profondémnt humains
qui viennent de peuples persécutés
gros bisous
bien à toi
jean-marie
je suis content de te faire découvrir des chants que j'aime
en particulier Dale tu mano à l'Indio
bonne nuit à toi
bisous amicaux
jean-marie
Ton article, magnifiquement émouvant, m'a donné la chair de poule!!!!
Je ne connaissais pas du tour Victor Jara... Je vais faire des recherches à mon tour!!!
Tu sais, c'est très drôle... j'ai trouvé dans une librairie de Santa Fé, il y a peu de temps l'oeuvre complète d'Atahualpa!!!! et.... je suis en train de lire El Canto del Viento!!!!
Permets-moi d'ajouter ces phrases d'Atahualpa à ton article - c'est ainsi qu'il commence son livre et je t'en "livre" quelques extraits ....
"Corre sobre las llanuras, selvas y montañas, un infinito viento generoso.
En una inmensa e invisible bolsa va recogiendo todos los sonidos, palabras y rumores de la tierra nuestra. El grito, el canto, el silvo, el rezo, toda la verdad cantada o llorada por los hombres, los montes y los pájaros van a parar a la hechizada bolsa del Viento.
Pero a veces la carga es colosal.....
Entonces, el Viento deja caer sobre la tierra........... la hilacha de una melodia, el ay de una copla..... un refrán, un pedazo de corazón escondido en la curva de una vidalita......."
Nous avons eu la chance de faire la connaissance d'Atahualpa en France et, en plus du musicien, du chanteur et du poète, c'était un Homme fascinant!
Merci encore, Jean Marie et mille bisous argentins!!!!!
je suis si heureux que cela te plaise
merci à toi pour ces mots
les tiens et ceux d'Atahualpa
Victor Jara était Chilien et il fut massacré au stade de Santiago en 1971...
Avec un groupe de copains, à l'époque fort lointaine où je militais, nous avions accueilli à Toulouse un de ses amis... j'ai beaucoup vadrouillé en politique, mais je suis toujours resté très attaché à ce qui est authentiquement populaire
y a t-il plus populaire que l'art vivant de Atahualpa ?
gros bisous amicaux
bien à toi
jean-marie
Merci de nous faire connaître des chants d’ailleurs
Cordialementmerci de ton passage.
heureux que cela te plaise
si tu le permets, j'emprunte ta citation de Victor Hugo
sur la guerre, les étoiles et les fleurs pour "mes mots pour une journée"
elle est si belle...
amicalement à toi