
Il existe un voyageur sans bagage
et d’autres qui n’oseraient pas
hors de chez eux faire un seul pas
sans emporter leur héritage
qu’on déménage à grand fracas
Les bouquins les médicaments
mais la chère et douce bestiole
dont normalement on raffole
et les bien trop vieux grands parents
on les met au clou pour un temps
Et le chien et le pauvre ancêtre
se
retrouvent donc en pension
soulagés dans le fond de n’être
pas laissés par inattention
sur un parking ou dans un bois peut-être
quand il nous faut plier bagage
on ne sait ce qui nous attend
au grand tournant
on doit en prélude au
voyage
éviter d’être extravagant
surtout pas de moralité
pour cette méchante
amusette
en sa triste banalité
finis le voyage et la fête
on est Gros-Jean
comme devant
image venue du Québec