
à notre Muse de La Petite Fabrique
d'Ecriture
qui me permet de revisiter mes textes anciens
et d'attribuer ici à une inconnue mes propres maladresses...
prends la rue première à droite
j'insiste à droite, je dis bien
je sais ma chère maladroite
de toute évidence tu n'y comprendras rien
tu n'as jamais pu distinguer ta gauche
qu'à la montre sur ton poignet
rien à faire dans ma caboche
je ne peux pas m'y résigner
quand tu conduis notre bagnole
je ne sais comment t'indiquer
la direction... quelle torgnole…
je n'oserai pas te flanquer !
mais c'est bien sûr vaines paroles
si j'ai le droit de critiquer
j'ai bien trop peur que tu t'affoles
et que tu puisses paniquer
dans les ronds-points tu deviens reine
et si je ne te disais rien
tu tournerais une semaine
dans un grand calme olympien
on ne peut parler politique
tu crois que gauche, droite c'est pareil
et pour le devoir civique
tu n'écoutes pas mon conseil
je ne veux surtout pas connaître
dans l'urne quel drôle de bulletin
ou autre chose tu peux mettre
un jour ce fut l'ordonnance du médecin
quel macho vont dire ces dames
non car il y a beaucoup de mecs
qui en savent moins que les femmes
mais qui vous soûlent de salamalecs
tu prends la première rue sur ta droite
encore à droite et puis tout droit
j'aime beaucoup te mettre en boîte
va n'importe où mais avec moi