Louis Janmot (1814–1892) Poème de l'âme,Rayons de soleil
l'aiguille fait un tour le tour de la pendule à la descente elle brûle les étapes c'est court mais quand elle remonte ça n'en finit jamais on reprend le compte quand le douze apparaît
et ça repart pour une heure
la matinée s'étire on n'en voit pas la fin on bâille le martyre dans ce triste matin le repas ne repose l'après midi c'est la moiteur une sieste qu'on n'ose à 16 heures revient l'ardeur avec un peu de coeur c'est une bonne chose la dernière heure n'en finit plus les trajets sont pénibles les retrouvailles impossibles la famille est sur le cul il est temps de gagner la couche mettre à l'heure le réveille-matin pour tout recommencer demain quand il sonne c'est la douche puis on s'en va prendre le train
"Die Fledermaus". opéra de Johann Strauss fils, au Grand Théâtre de Genève
et ça repart pour un jour
lundi mardi la semaine qui commence à peine peine à démarrer on ne va plus se marrer lamentablement elle se traîne on n'en finit pas de râler mercredi on va souffler le jeudi tout s'accélère vendredi la fin de galère. on a gagné le long repos du samedi quelle veine que c'est beau c'en est trop c'est la fête promise et dimanche le sommet jusqu'à midi rire est de mise on attend les invités mais le repas terminé quand on a rempli la panse ça y est on y pense à ce maudit lundi quelle souffrance la fête est bien finie pardi
et ça repart pour une semaine
puis le mois tout neuf arrive et l'on a des projets quelques sous sont engrangés et jamais on ne se prive quand le mois vient de commencer on pourra faire tant de choses mais le quinze moins de roses et le vingt on n'a plus rien il n'y a plus un rond en caisse et le moral est à la baisse et ça revient et c'est reparti pour un mois
mais le trente d'un certain mois on se dit demain vacances on ne regarde plus les dépenses ça va moins vite cette fois des souvenirs on accumule qui serviront ma foi c'est tellement ridicule à casser les pieds des invités incrédules qui pendant que vous parliez de votre séjour à Tulle n'ont rien d'autre dans le coeur que de raconter le leur pénitence pas de chance
et ça repart pour l'autre mois
ça recommence pour le moment on s'en balance du calendrier on se remet à travailler le bel automne est nostalgique on a trop d'occupation on n'y fait pas attention ça n'a rien de romantique va falloir faire des provisions du foie gras en médaillon et du champagne ma chère et du whisky mon très cher
puis c'est l'hiver si brillant quand il se pointe la saison des fêtes est atteinte on se ruine on fait la noce et parfois on fait un gosse on est si bien dans un lit douillet il pleut toujours où c'est mouillé y en a qui vont à la neige monter descendre dégringoler dans ce drôle de manège mais ils prétendent rigoler
le printemps est là splendide mais bien souvent trop humide il n'y a de beau que l'été en vérité qui sait se faire attendre et l'on voudrait alors prendre avec des amis ce que l'on s'était promis des voyages chez les rois-mages mais ça fatigue on fait semblant de nager dans un bassin surchargé on essaie de danser la gigue on a le temps de faire l'amour au son du tambour alors on fait un autre gosse on roule sa bosse on n'est pas tellement reposé quand le patron cette rosse nous accueille souriant plus que jamais effrayant
et ça repart pour une année
d'après Giuseppe Arcimboldo (1527-1593) "Hiver"
c'est la vie, la belle le cycle de l'année nouvelle puisque les poètes l'ont dit c'est le printemps de l'esprit le bel été qui s'étale et qui tout à coup s'emballe la dernière vacance au bout la retraite c'est doux oui mais déjà c'est l'automne nous rions un peu trop jaune puis l'hiver ne rit plus beaucoup le train déraille la grande pagaille dans la tête et dans le corps on a perdu la bataille coquin de sort il semblerait qu'on soit mort !
malgré ce qu'on a lu dans le livre le bel espoir qui nous fit vivre c'est toujours la même question depuis la petite enfance vers quelle destination...
c'est une putain de bonne question comme dirait l'autre! cet hiver après l'automne ne nous vaut rien mais quand le printemps est là, cette belle ardeur passe si vite! plus on avance et plus cette
peur nous tenaille, par chance nous avons l'écriture et les amis pour la tenir à distance ou pour la partager!
bises et merci pour cette ronde du temps
Commentaire n°3
posté par
Azalais
le 09/02/2010 à 19h37
Bonsoir, ma bien chère Aza,
les jours... les saisons... défilent et nous sommes incapables de maîtriser la dégringolade inéluctable.
tu as raison, on peut heureusement se réfugier dans l'écriture et l'amitié est un précieux rempart contre le désespoir
partageons, mon Aza, c'est un soutien mutuel indispensable...
gros bisous d'amitié
bien à toi
jean-marie
Chez moi, les personnages âgées disent ceci :
" Quand on a 20 ans les journées sont courtes mais les années sont longues,
Passé les 50, les jours sont longs et les années courtes"
On ne peut rien contre la monotonie des jours, que l' on soit actif ou à la retraite, vieux ou jeune, homme ou femme, riche ou pauvre.
Nous subissons car il faut des efforts par trop surhumains pour ne pas subir cette monotonie.
Gros bisous mmon grand et bonne soirée
Bisous XXXXXL
Commentaire n°4
posté par
Clo
le 09/02/2010 à 19h18
Bonsoir, ma bien chère Clo,
tu as raison, comme les gens âgés dont tu parles!
je ne connais pas la solution mais je crois que l'essentiel c'est d'essayer de profiter au maximun des bons moments quand ils se présentent
savourer sa vie
gros bisous d'amitié, ma Clo
bien à toi
jean-marie
les secondes, les minutes, les heures, les jours ... la vie !
si un jour on pouvait arrêter les aiguilles au cadran qui marque les heures de la vie, on entendrait plus le tocsin sonner ...
Mais vivrions-nous ?
bonjour, ma chère Marie-Claude,
c'est vrai,
le temps inexorable fait partie intégrante de la vie
on ne peut qu'essayer de profiter au maximum de chaque instant qui passe...
bises amicales
bien à toi
jean-marie
À ce rythme-là il est bien vrai que l'on arrive vite au bout... Les heures étaient lentes, les années sont affolantes, la vien ne passe qu'une fois.....
Commentaire n°6
posté par
ABC
le 09/02/2010 à 10h06
bonjour, chère Annick,
l'impression de lenteur au début
suivie d'une accélération soudaine
et irréversible m'a toujours frappé
bisous amicaux
jean-marie
Et c'est ainsi que passe la vie... notre vie.....
Tout ceci est fort bien dit....
Tout ceci est fort bien vu....
Tout ceci me fait réaliser que....
l'automne est là....
Mais... c'est beau l'automne, n'est-ce pas l'ami?
et comme tu le dis....
nous sommes prêts pour d'autres existences....
J'aime cette idée!!!!
Peut-on compter sur une sagesse plus grande???!!!!!
Ohhh ce serait bien!!!!!!!!!!!!!!
Bizzzzzzzzzzzzzz argentines!
Commentaire n°7
posté par
Maedes
le 09/02/2010 à 02h33
bonjour, ma bien chère Maedes,
merci pour tes gentils commentaires
oui, c'est beau l'automne
il ne faut pas trop penser à ce qui vient ensuite...
mais plutôt comme toi, rester optimiste
gros bisous bisous
bien à toi
jean-marie
bonjour Jean Marie
que c'est beau , je n'avais jamais rien lu d'aussi complet
les heures, les jours, les mois, les années, la vie, la vieillesse ..
j'ai adoré je vais te le piquer pour le conserver
Jean Marie, je te remercie de tout mon coeur , tu es présent sur mon blog
cela me touche beaucoup,
je t'embrasse, à bientot
et Strauss ce que je peux l'aimer
encore merci
Commentaire n°8
posté par
agathe
le 08/02/2010 à 18h50
Ma bien chère Agathe,
tes mots me vont droit au coeur
je suis si heureux que mon texte te plaise
je suis fier que tu veuilles le garder
ton chez toi est tellement agréable et sympathique !
tu nous fais découvrir tellement de beauté...
bonne soirée
je t'embrasse amicalement
bien à toi
jean-marie
gros bisous
bien à toi
jean-marie
Brigitte
merci de tes mots
merci de ta gentillesse
bonne soirée et bonne nuit
gros bisous amicaux
bien à toi
jean-marie
bises et merci pour cette ronde du temps
les jours... les saisons... défilent et nous sommes incapables de maîtriser la dégringolade inéluctable.
tu as raison, on peut heureusement se réfugier dans l'écriture et l'amitié est un précieux rempart contre le désespoir
partageons, mon Aza, c'est un soutien mutuel indispensable...
gros bisous d'amitié
bien à toi
jean-marie
" Quand on a 20 ans les journées sont courtes mais les années sont longues,
Passé les 50, les jours sont longs et les années courtes"
On ne peut rien contre la monotonie des jours, que l' on soit actif ou à la retraite, vieux ou jeune, homme ou femme, riche ou pauvre.
Nous subissons car il faut des efforts par trop surhumains pour ne pas subir cette monotonie.
Gros bisous mmon grand et bonne soirée
Bisous XXXXXL
Bonsoir, ma bien chère Clo,
tu as raison, comme les gens âgés dont tu parles!
je ne connais pas la solution mais je crois que l'essentiel c'est d'essayer de profiter au maximun des bons moments quand ils se présentent
savourer sa vie
gros bisous d'amitié, ma Clo
bien à toi
jean-marie
si un jour on pouvait arrêter les aiguilles au cadran qui marque les heures de la vie, on entendrait plus le tocsin sonner ...
Mais vivrions-nous ?
c'est vrai,
le temps inexorable fait partie intégrante de la vie
on ne peut qu'essayer de profiter au maximum de chaque instant qui passe...
bises amicales
bien à toi
jean-marie
l'impression de lenteur au début
suivie d'une accélération soudaine
et irréversible m'a toujours frappé
bisous amicaux
jean-marie
Tout ceci est fort bien dit....
Tout ceci est fort bien vu....
Tout ceci me fait réaliser que....
l'automne est là....
Mais... c'est beau l'automne, n'est-ce pas l'ami?
et comme tu le dis....
nous sommes prêts pour d'autres existences....
J'aime cette idée!!!!
Peut-on compter sur une sagesse plus grande???!!!!!
Ohhh ce serait bien!!!!!!!!!!!!!!
Bizzzzzzzzzzzzzz argentines!
merci pour tes gentils commentaires
oui, c'est beau l'automne
il ne faut pas trop penser à ce qui vient ensuite...
mais plutôt comme toi, rester optimiste
gros bisous bisous
bien à toi
jean-marie
que c'est beau , je n'avais jamais rien lu d'aussi complet
les heures, les jours, les mois, les années, la vie, la vieillesse ..
j'ai adoré je vais te le piquer pour le conserver
Jean Marie, je te remercie de tout mon coeur , tu es présent sur mon blog
cela me touche beaucoup,
je t'embrasse, à bientot
et Strauss ce que je peux l'aimer
encore merci
Ma bien chère Agathe,
tes mots me vont droit au coeur
je suis si heureux que mon texte te plaise
je suis fier que tu veuilles le garder
ton chez toi est tellement agréable et sympathique !
tu nous fais découvrir tellement de beauté...
bonne soirée
je t'embrasse amicalement
bien à toi
jean-marie