une ville ordinaire un paysage banal
et rien de merveilleux ni rien de féerique
aucun enchantement aucun palais royal
un clocher élégant près du vieux pont gothique
des maisons entassées dans le paisible val
paysage qui ne peut émouvoir que mon âme



 



car ma jeunesse est là j’en vois d’ici la trame
dans ces étroites rues nos jeux toujours bruyants 
ont gêné les voisins nos tournois flamboyants
affolaient nos parents qui redoutaient le drame
les collines plus tard fourniront un abri
à mon premier amour et mon cœur s’attendrit





le ruisseau nous offrait une pêche illicite
les parents toléraient cet écart de conduite
le vertige en ces temps ne me tracassait pas
les rochers alentour permettaient l’escalade
nous parlions au dolmen et dans notre balade
nous trouvions un fossile à chacun de nos pas






le dolmen nous parlait...
ce temps semblait parfait


à chacun de mes pas s’élargit le paysage
et l’horizon s’éloigne et le panorama
sous mes yeux étonnés prend un autre format
je vois mon existence et ne sais plus mon âge
je garde bien vivant dans le cœur enfermé
ce lien qui me rattache au pays tant aimé





Par jean-marie - Communauté : LE CASSE TETE DE LA SEMAINE - Publié dans : mes textes en vers
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