"Positivons" comme dirait l'autre

 

à A et M ...

 

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Je ne suis (hélas) pas Marcel Aymé
et c'est de ma tête qu'il s'agit ici...
riez, raillez mais ne me jugez point !
je n'aime pas les juges...

hier c'était le négatif...
avec quelques compléments, aujourd'hui sera-t-il  un peu plus positif  ?

je suis un produit d''avant-guerre, et j'ai deux grands enfants...
et trois petits-enfants

je vis au bord de la Belle Bleue...

 

 

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mai 1942 

 

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mai 1950

 

 

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1963

 

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Matutinale

 

La larve abandonnée, l’enfant sort du néant.
On dit à ses parents que c’est un bel enfant,
A l’air très éveillé. Un destin magnifique
Attend certainement cet exemplaire  unique…
La famille est soudée mais n’a guère d’argent
A tout  sacrifier elle est prête pourtant…


Amourette

 On n’est pas très sérieux…

 
Il est heureux
Il a un rendez-vous
le premier
et il a plein d'idées
de troublantes idées...

Il siffle (même s’il siffle faux)
Il chantonne (même s’il chante faux)
Sur l’air du Tantum ergo
Ou de la pluie-bergère
Une phrase un peu bête
En quatre vers boiteux
Et qui l’amuse fort
(s’ils l’entendaient
quelle tête ils feraient
les parents, les curés !) :

 
«allons cueillir des fraises
viens avec moi chérie,
qu’entre tes parenthèses
je plante ma bougie »

 
Ne planta rien du tout
 mais dèjà grande gueule...
avant de bien croquer faut se faire la meule !
C'est pas du premier coup
qu'on gagne dans la vie...


On n’est pas très sérieux…
…Quand on n’a que quinze ans

 

Il connut des succès au collège des "Frères"...
Timide quelquefois, plutôt velléitaire,
quelque peu Paresseux et redoutant l'effort,
Médiocre au lycée, à la fac pas très fort…
Insolent et crâneur et toujours réfractaire.

S’il y eut des rires il y eut bien des pleurs.

 
Les fruits passeront-ils la promesse des fleurs...  ?

 
le temps des "peaux d'âne"
 

mais il eut quelques chances,
de ses  études vit la fin.
conquit à l'arraché de banales licences,
 un sujet de maîtrise et  Professeur devint...
et puis de guerre lasse
fatigué d'enseigner,
d'être toujours en classe
loin de se résigner,
se surprenant lui-même
surprenant ses amis
ignorant le problème
au tout nouveau concours il fut un jour admis
et devint de ce fait

 principal de collège


en savez-voua assez  ? bon, maintenant j'abrège :
en poste dans le sud, quelques années de paix
 d'un  métier plein d'attraits
et la retraite enfin de la fonction publique...

il fit assez souvent un brin de politique
passant rapidement de l'un à l'autre bord,
jamais totalement d'accord,
et restant toujours fort critique



La fin du repas
 
Il y eut des jardins,
des plages de beauté.
Il y eut aussi l'échec
au long de la carrière,
les moments de coeur sec,
les instants de bonté.

Il y eut des chagrins,
il y eut la prière,
il y eut la trahison
mais il y eut le pardon...
une pénible chaîne
l'amour...
et de nouveau la haine
tout au long du parcours,
la peine

et les jeux de l'enfant,
puis ses larmes dans l'arène
sa chanson...

 Vers la fin de la male heure
s'il rit ou encore s'il pleure,
point n'est grave la leçon,
point ne doit battre ta coulpe...
Pour l'homme de bien,
l'homme de rien,
l'homme en dehors de la troupe,
un homme seulement,
l'homme conscient,
vient le jour où le fil de toute vie se coupe...

 

Quand l'heure arrivera, nous dit Omar Khayyâm,
de retourner ta coupe,
fais donc en sorte qu'il n'y ait plus rien dedans.


 

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Par jean-marie - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture - Publié dans : mes textes en vers
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