
pauvres raisins...
Pour Brigitte-Ecureuil bleu et son Café-Thé
Nos vacances allaient du 14 juillet jusqu’en octobre, le premier…
Nous pouvions profiter du début de l’automne, des fêtes qui suivaient un rythme monotone mais qui nous enchantaient.
Leurs jeux nous ravissaient… et surtout les vendanges quand raisins à l’envi volaient ou s’écrasaient sur nos gueules d’anges.
Et le malheureux barbouillé qui avait oublié quelque grappe en cueillette acceptait en riant le supplice mouillé
Le jus des raisins collait la chemisette. Les parents qui râlaient nous lavaient au ruisseau tout en nous reprochant le
gaspillage.
Ils n’étaient pas fameux ces raisins ni très beaux
destinés à fournir un vin d’un tout autre âge, à peine plus qu’une piquette qui montait à la tête des grands qui la buvaient
puis bêtement riaient…
Et nous étions contents, assis sur une roche, malgré la rentrée proche et nous moquant un peu des gens qui
vendangeaient…
d'une pauvre vigne...